Mont-Brome (Partie 1)

     Il y a des journées qui ne sont pas comme les autres. Ce n’est pas qu’il se passe quelque chose de spécial nécéssairement, mais…..en fait oui ! On entend alors quelque chose dans la lumière du matin qui sonne drôle à nos oreilles, qui est inhabituelle…comme quand notre fille de 18 ans habituée d’être avec ses amies ou son copain nous demande de nous accompagner pour une balade en montagne….

 Mon fils était chez sa mère aujourd’hui, je m’attendais à partir en montagne seul mais finalement ma grande me prend par surprise en voulant m’accompagner. C’est quand même une belle petite montagne à gravir le Mont-Brome ma cocotte, mais bon, je range mes préjugés au fond de mon sac à dos et lui fais confiance de pouvoir me suivre jusqu’au bout !

Vingt minutes plus tard on est déja sur l’autoroute 10, le ciel est superbe. Yeah ! J’ai dû chanter trop fort et trop longtemps, arrivé près du lieu je passe tout droit et me ramasse sur une route à peine déneigée. Maudit GPS…il me conduit à une adresse….résidentielle ! Roulant à vitesse réduite dans ce chemin campagnard, un chien nous court après tentant de mordiller mes pneus. Ma fille gueule à mes côtés par peur que ‘’j’écrapous’’ le cabot ! Après quelques jurons et un début d’hystérie, je rencontre un bon samaritain qui me renvoie sur le bon chemin pour atteindre la station de ski de Bromont. Il y a des journées qui ne sont pas comme les autres. Ce n’est pas qu’il se passe quelque chose de spécial nécéssairement, mais…..en fait oui ! On entend alors quelque chose dans la lumière du matin qui sonne drôle à nos oreilles, qui est inhabituelle…comme quand notre fille de 18 ans habituée d’être avec ses amies ou son copain nous demande de nous accompagner pour une balade en montagne….

    Comme vous pouvez l’imaginez, par un dimanche ensoleillé, les pistes sont très achalandées. Le stationnement par contre est immense donc aucun problème de stationnement. Sans plus tarder on débute notre rando. On commence notre ascension en longeant le côté d’une des piste de ski. Puis quelques mètres plus loin on entre dans la forêt en empruntant un des sentiers réservés aux randonneurs. Le peu de gens que l’on rencontre sont en raquettes….mais pas nous !! Je me sens un peu délinquant. Pour bien faire aurait fallu en louer, mais rendu où on est pas question de rebrousser chemin, on continue. Le début du sentier est assez peu dénivellé car nous longeons le côté de la montagne, admirant du coup quelques chalets en bordure au bas de celle-ci. Quelques 300 mètres plus loin le sentier bifurque vers la gauche et nous entamons une portion un peu plus abrupte, en ascension. 

 

Tout au long du parcours nous traversons quelques pistes de ski, peu larges toutefois. Pour peu qu’on soit vigilant, pas de danger de se faire ‘’ramasser’’ par les skieurs qui filent comme des obus nucléaires, à moins d’être assez intrépide pour s’arrêter en plein mileu pour prendre des photos….ce qui serait une très mauvaise idée. On peut par contre se tenir en bordure pour admirer planchistes et skieurs dévaler la pente. 

   Rendu au dernier tier en haut de la montagne, on traverse une grande clairière sur un terrain plat….pour reprendre l’ascension un peu plus loin. Les réserves de ma fille commence à voir le fond du baril.  Son pas est moins énergique qu’au début, d’autant plus qu’aujourd’hui, je viens d’allumer, c’est la Saint-Valentin ! En ce qui me concerne la tradition ne s’applique plus depuis 2 ans mais pour elle oui. Donc elle me lance ‘’Papa j’ai un souper ce soir’’ ! Ah oui ? Bon….je chuchote pour moi-même ‘’crrr…..à 10 minutes du but ultime me faire ça’’!  Mais…mon coeur de père lui répond, ‘’bon, c’est ben correct t’as fait quand même ton effort de guerre’’ et me dis que j’aurai bien l’occasion de revenir compléter ce petit défi une autre fois. On redescend donc, même si on avait la cime de la montagne presque collée sur le nez, je dirais pour 10-12 minutes d’ascension encore tout au plus. Je me tricote un language mental, en me répétant des mentras positifs. J’ai passé un superbe moment avec ma fille, c’est ce qui compte, j’irai me chercher du chocolat en arrivant à la maison….héhé ! 😉

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Mario Landry
Mario Landry

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