Balades hivernales sur montériennes : Mont-Royal, Mont-Rougemont, Mont-Shefford

          Debout devant la fenêtre du salon à regarder la blancheur de l’hiver qui recouvre presque tout le paysage, je n’entend aucun bruit, ni même mon fils de 13 ans qui est au sous-sol, plongé dans l’univers de sa PS4. Il me vient alors une idée !……Et si on s’évadait de notre bungalow de banlieue qui nous tient confinés pour aller renouer avec la nature ! Cette idée de départ allait nous conduire vers la première d’une série d’excursions en montagne que nous avons prévu faire d’ici la fin de l’hiver et …peut-être même que nous extensionnerons tout au long de l’été.

Alors…pourquoi ne pas commencer par les montérégiennes qui sont à notre portée, à quelques kilomètres de la maison! Ce serait un fameux bon point de départ ! Il y en a 10 en tout : Collines d’Oka, Mont-Royal, Mont Saint-Bruno, Mont Saint-Hilaire, Mont Saint-Grégoire, Mont Rougement, Mont Yamaska, Mont Shefford, Mont Brome, Mont Mégantic. Pour certaines nous aurons besoin d’un permis de la Sepaq que nous pourrons facilement nous procurer en ligne. Seule exception, le Mont Yamaska. À moins de louer un chalet sur place, impossible d’accéder à la montagne, ce sont tous des terrains privés.

Pour notre première sortie, je décide d’y aller modestement en mettant le cap sur le Mont-Royal avec mon co-aventurier de fils !  Une journée particulièrment douce en ce dimanche 7 Février 2021. La montée est rapide car l’énergie est à son maximum tôt le matin, sans compter cette envie de nous dépenser physiquement.

La montagne est particulièrement achalandée, on s’y s’attendait évidemment. Après avoir vu passer un basset emmitouflé dans son petit chandail rouge se dandiner au bout de sa laisse, il me prend l’idée de demander aux prochains passants la permission de photographier leurs joyeux quadrupèdes ! Tous acceptent de bon gré, ce qui m’aidera à constituer la petite mosaïque de clichés qui accompagne ce texte. Sur le chemin, autre spectacle, des enfant tels des schtroumpfs grognons font la ‘’baboune’’, refusant d’avancer, d’autres qui suivent se lancent frénétiquement dans la neige, certains arrêtent brusquement de marcher protestant derrière leurs parents, un autre est couché le visage enfoncé dans sa luge, il ronfle bruyamment, bref cela me rappelle tellement de souvenirs ! J’esquisse un sourire, un peu nostalgique, et me console du fait que mes grands enfants me donnent maintenant l’occasion de relaxer un peu plus souvent. Quel spectacle quand même, voir tous ces petits minois tellement expressifs qu’ils pourraient certainement rivaliser avec les performances clownesques de bouffons de niveau mondial !! 

Mont-Rougemont

Rendu au sommet je contemple avec Renaud le point de vue sur la ville. C’est toujours un plaisir renouvellé de revenir ici. Mon fils est impressionné plus que je ne l’aurais imaginé. Après tous ces ‘’wows’’ nous revenons à la voiture et décidons de repartir vers Rougemont car la réserve d’énergie est quasi intacte !

Environ 50 minutes plus tard, arrivés sur place, nous constatons que le seul sentier ouvert au public pour accéder à la montagne est géré par les propriétaires de la cidrerie Michel Jodoin. Après avoir réglé les droits de passage, $3 par personne, nous nous élançons vers le sentier. De niveau modéré, nous complétons les 2.6 km de la piste sans trop de difficulté. Renaud en redemande…! Bon……pourquoi pas ? On met alors le cap sur le Mont Shefford ! 

La température est toujours aussi douce, environ 3 degrés celcius, mais le ciel est couvert, une fine poudrerie cache la vue au delà d’une certaine distance. Rendu dans la région de Shefford, je constate que mon GPS m’a conduit de l’autre côté de la montagne où nous étions censés débuter notre parcours. Je décide donc de suivre le chemin fraîchement déneigé qui me permettra de me rendre du bon côté de la montagne, jusqu’au stationnement, pour rejoindre la fameuse piste qui nous permettra d’entamer notre troisième randonnée. Il y a plusieurs chalets et domaines de chaque côté de la route, bien que la majeure partie de la forêt environnante demeure encore intacte. De sympathiques randonneurs sur la montagne me confirment que je suis sur la bonne voie…

Mont Rougemont

Arrivé au petit stationnement qui déborde je décide comme plusieurs randonneurs de me stationner sur le bord de la route. Et ensuite, hop sur le sentier !

Tout au long du parcours je perd la notion du temps en me concentrant sur la satisfaction que me procure ce moment en pleine forêt avec mon fils. Rendu au sommet, la vue est presque totalement voilée par la poudrerie. On devine à peine quelques formes au bas de la montagne, une vague impression de solitude m’envahit, enveloppé dans ce smog au milieu des éléments naturels. Ce qui contraste complètement avec l’ambiance de ce matin sur le Mont-Royal. Mon esprit divague et je pense soudain aux coureurs des bois à l’époque qui devaient se faire un campement au beau milieu de conditions bien pire que celle-ci. En ce moment cette poudrerie et ce smog c’est de la petite bière ! 

Mont Shefford

Après avoir parcouru les 4.5 km nécéssaires pour accomplir notre randonnée, ce sera notre dernier effort de guerre….pour aujourd’hui du moins ! Une fois sortis du sentier on met le GPS sur ‘’home sweet home’’, direction Sainte-Catherine ! Le programme est complété ! Cette sortie père-fils dans un contexte de plein air nous manquait. On va remettre ça c’est certain ! Renaud a multiplié ses petites interventions sur vidéo tout au long du parcours. De précieuses archives à conserver pour la postérité !

Mont Shefford

Il dégustera en guise de victoire le cidre sans alcool qu’il m’a convaincu d’acheter à la cidrerie Michel Jodoin. Ce soir nous dormirons comme des loirs ! Comme première journée de randonnée, gravir 3 montagnes était un programme assez ambitieux pour deux ‘’ours’’ qui sortaient de leur tannière. Nous avons apprécié renouer avec cette merveilleuse nature. On remet ça dans 2 semaines pour fouler une ou deux autres montérégiennes !

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Mario Landry
Mario Landry

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