Mont Saint-Grégoire & Mont Saint-Bruno (partie 1)

    Ce matin le ciel est clair, la température tourne autour de 4 degrés celcius, la journée est donc parfaite pour reprendre notre parcours des montérégiennes. Nous décidons de mettre le cap sur le Mont Saint-Grégoire où, d’ailleurs, nous avons pu cet été, aller cueillir des pommes biologiques au verger ‘’Les Domaines Roka’’.

    Pour nous rendre à destination, nous n’avons qu’une quarantaine de km à franchir. Une fois sur place, quelques préposés postés à l’entrée nous accueillent. Il y a de la glace partout dans le stationnement. Pendant que quelques membres du personnel épanchent du sable, moi et Renaud marchons les fesses serrées jusqu’à l’accueil pour ne pas culbuter.  C’est clair, nous aurons besoin de crampons pour notre randonnée. Heureusement on nous en loue à l’accueil. Nous les installons en vitesse puis fonçons vers la montagne. L’ascension est parfaite pour solliciter graduellement notre cardio.

Mont Saint-Grégoire

Nos crampons sont la 7iè merveille du monde vu l’état glacé des sentiers. Le dessous de nos pieds mordent dans la glace, on peut de cette façon conserver un tempo régulier pour le rythme de notre marche. Au deux tiers du parcours on doit faire de petites pauses question de soufler un peu. On est parti sur les chapeaux de roues au début alors l’effort commence à se faire sentir. Surtout que le dernier tier à gravir est un peu plus escarpé. L’occasion est parfaite pour reprendre notre souffle et y aller pour quelques photos.

Mont Saint-Grégoire
Mont Saint-Grégoire

   Une passante qui avance dans le même sens que nous, m’informe qu’il est possible de croiser un urubu à tête rouge un peu plus loin sur le parcours…..Finalement l’urubu en question a dû être un peu trop timide, il ne s’est jamais pointé ! Rendu au top on peut tourner notre regard dans tous les sens pour admirer le panorama aux quatres points cardinaux, d’un côté le Mont-Royal et à l’opposé, au loin, les Adirondacks.

 Rappelons que le Mont Saint-Grégoire culmine à 251 mètres d’altitude, par comparaison avec le Mont-Royal qui atteint 233 mètres. Le mont Mégantic, pour sa part, se retrouve en tête des montérégiennes au niveau de l’altitude avec ses 1105 mètres alors que le Mont Calvaire à Oka est le plus petit de la bande avec ses 150 mètres. Trève de statistiques on entame notre descente…

 Une autre passante sur le chemin, pas celle de l’urubu (elle le cherche encore !), nous suggère de redescendre par le sentier parcourant l’ancienne carrière de granite qui fut en opération à partir de 1899 jusqu’à sa fermeture en 1967. Cette suggestion nous permettra d’admirer une toute autre perspective de la montagne où l’on retrouve, jonchés, des amoncellement épars de blocs de granite. J’en apprend un peu plus sur cette industrie grâce aux panneaux installés tout au long du parcours mais aussi par les vestiges de pièces de machinerie en décrépitude laissées sur place. Renaud est impressionné, et moi de même, devant ces structures métaliques hétéroclites aux formes typiques d’une mécanique issue du passé. 

Mont Saint-Grégoire

 Une fois notre imaginaire bien rempli de ce spectacle nous continuons notre route, le pas léger vers l’accueil.  Une autre ballade qui s’achève et qui vient s’ajouter à notre liste de petites excursions sur les montérégiennes. Je souligne ici l’importance du travail de l’organisme à but non lurcratif qu’est le CIME qui s’occupe de la gestion et de la conservation du Mont-Saint-Grégoire. Ils offrent aussi des services éducatifs et de sensibilisation en lien avec la conservation des milieux naturels sur le territoire du Haut-Richelieu. 

Mont Saint-Grégoire

 De retour au stationnement, le ciel est toujours aussi clair, nous ne sommes qu’à la mi-journée…Et si on terminait ça à Saint-Bruno ? Ça nous en ferait une de plus dans le baluchon ! Allons-y…. 

  Quarante minutes plus tard nous y sommes. Un dimanche au Mont Saint-Bruno ça ressemble curieusement à un dimanche au Mont-Royal mais en plus accessible lorsqu’on a un véhicule à cause de l’avantage du stationnement. L’ambiance est tout autant familiale. Nous sommes ici plus dans un registre de marche que d’ascension, surtout l’hiver où la montagne est surtout occupée par les skieurs. Pour le ski alpin c’est un bel endroit pour faire ses premières classes.

Mont Saint-Bruno

Du côté où nous sommes les quelques pistes en dénivelées au bas de la montagne sont surtout réservées aux skieurs de fond. Bref, on entame notre marche autour du Lac Seigneurial, faute de pouvoir gravir la montagne. Nous croisons quelques propriétés privées, de majestueuses maisons au coeur de cet espace naturel. Cette petite balade, nous permet de faire la jasette moi et mon fils tout en planifiant la prochaine escapade. Nous reviendrons ici probablement ce printemps ou cet été quand les pistes de ski de fond seront libres pour la randonnée. 

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Mario Landry
Mario Landry

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