Le terroir dans la peau

J’ai découvert les huiles essentielles et l’aromathérapie au début des années 90, alors que je travaillais dans une petite boutique d’huiles essentielles sur la rue Saint-Denis, à Montréal. À cette époque, je les utilisais surtout en diffusion pour le bien-être qu’elles procuraient ou à des fins thérapeutiques pour des soins spécifiques. Les huiles essentielles m’ont toujours accompagnée, mais ce n’est que plusieurs années plus tard qu’elles se sont révélées à moi d’une tout autre façon.
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La parfumerie naturelle

atelier conception produits corporels naturels

Si ce n’était de la parfumerie naturelle, je ne fabriquerais certainement pas de parfums étant donné mon intolérance aux molécules de synthèse. J’ai toujours été incapable de porter du parfum, mais j’ai tout de même constamment cherché LE parfum que je pourrais supporter plus de 10 minutes. J’en ai essayé beaucoup, sans succès.

D’ailleurs, méfiez-vous du mot « naturel » quand vous achetez un parfum dans les grandes surfaces ou en pharmacie. J’ai fait le test plusieurs fois et je peux vous assurer qu’aucun d’eux ne peut prétendre être 100 % naturel et exempt de molécules de synthèse… aucun!

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La flore du Québec

chardons des champs québec fleurs sauvages

La flore du Québec m’inspire. Sur la Rive-Sud de Montréal, où j’habite, j’aime marcher sur le bord du fleuve Saint-Laurent pour la contempler, au gré des saisons, d’un pas lent, munie de mon appareil photo dans l’espoir de saisir un moment, un instant de poésie en chemin…

J’aime les petites choses, celles qui échappent au marcheur trop pressé. Il s’agit souvent de minuscules insectes et autres fascinations. Mais de tous les sujets, ce sont les fleurs sauvages et indigènes que je préfère. Celles qu’on appelle, à tort, mauvaises herbes!

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Le corps soigné

Ça fait un moment que je n’ai pas écrit de billet de blogue… j’attendais.

J’attendais que me vienne l’envie d’écrire. Celle qui s’impose d’elle-même. Je ne savais pas que ce que je désirais, c’était de m’expliquer les raisons intimes et les motivations profondes derrière la naissance et l’existence de Varech et Lichen.

Quand j’ai conçu mes produits, j’ai d’abord suivi un élan, propulsée par mon besoin de créer et, surtout, de me connecter à la nature et à la terre, d’une certaine façon. La vie me forçait à me réinventer, et j’avais terriblement besoin de me rapprocher d’un domaine qui soit en accord avec mes valeurs environnementales et écologiques. Mais pourquoi des produits pour les soins du corps? Justement.

J’ai lu, il y a fort longtemps, une phrase qui m’a marquée pour la vie  : « On enseigne le mieux ce qu’on a le plus besoin d’apprendre. » Elle est tirée du livre Le Messie récalcitrant de Richard Bach. Cette citation me revient très souvent en tête et me sert de guide pour m’aider à mieux me comprendre. Je pense qu’il faut prendre ici le mot « enseigner » dans un sens large. Quand on choisit un travail, qu’on parle, qu’on écrit, qu’on crée, que veut-on se dire à soi-même à travers cette activité et qui est important pour nous? Les choix ne sont jamais anodins ou insignifiants.

Un premier bilan

Il y a maintenant deux ans que Varech et Lichen a vu le jour. Je me suis lancée corps et âme dans ce beau projet sans trop me poser de questions. Mais, en ce moment, je suis à l’heure d’un premier bilan, et j’ai envie de comprendre davantage la place qu’occupe cette activité dans ma vie. Et le sens que je lui donne.

C’est de cette réflexion que j’ai envie de vous faire part. De cette façon, je mets de l’ordre dans mes idées, je précise ma pensée pour mieux me comprendre et communiquer. Je vous emmène dans ma plongée…

Avant Varech et Lichen, je n’avais pas vraiment de routine de soins du corps. J’ai toujours cherché un équilibre de vie qui pourrait m’apporter plus de bien-être, mais ce fut un long chemin parsemé de mauvais choix, d’échecs et d’inconstance, mais, surtout, un chemin de souffrance où je cherchais par tous les moyens à fuir mon mal-être. Mon corps essayait de me parler, mais je ne voulais pas l’écouter. Je tentais plutôt de le faire taire et de cacher aux yeux des autres ma faible estime et la honte que je ressentais. Il était grand temps que je m’accorde un peu de douceur…

Je suis à même de constater aujourd’hui que les produits que j’ai élaborés ont contribué à rétablir une connexion avec moi-même, et qu’il s’agit là d’un premier pas vers une réconciliation et un plus grand amour de soi. Le fait d’avoir choisi de valoriser le terroir n’est pas sans importance non plus, au contraire. Ce besoin de m’ancrer, de m’enraciner, mais, surtout, d’embrasser mes origines et de les honorer a été la bougie d’allumage de tout le reste. C’était en quelque sorte une première phase d’acceptation.

Écouter son corps

Prendre soin de son corps dans sa globalité, c’est d’abord commencer par l’accepter, malgré ses imperfections, et être capable d’écouter ce qu’il a à nous dire sans chercher à masquer ou à taire ses demandes. Mon corps m’envoie les signaux dont j’ai besoin pour m’aiguiller vers ce qui est bon pour moi. Comme une boussole. Je dois l’écouter si je sens que tel type de nourriture, de pensée ou d’attitude m’est néfaste; c’est ce que je dois travailler pour retrouver l’équilibre. Avoir le courage de passer à l’action et de faire les changements qui s’imposent. C’est en partie ce que j’ai eu besoin de m’enseigner par la création de mes produits, qui constitue une façon de plus de prendre soin de moi dans ma globalité.

Mes produits sont des alliés dans une démarche de bien-être qui englobe plus que l’épiderme. Je les vois comme une nourriture pour la peau, les sens et l’âme. Leurs parfums sont uniques et bienfaiteurs, inspirés de la flore de notre patrimoine, tout en ayant une touche venant des quatre coins du monde. L’expression de ma démarche artistique à travers mes produits doit vous parler, vous interpeller naturellement… Vous devez percevoir des affinités avec ce que vous êtes.

Au même titre que l’exercice physique aide à maintenir la souplesse, l’agilité, l’endurance et l’équilibre, les produits que j’utilise contribuent à la santé de ma peau, à préserver son élasticité et sa souplesse, à mieux la protéger des agressions extérieures, à maintenir son équilibre. Je le vois et le ressens chaque fois : mon teint s’éclaircit, mon grain de peau s’affine, et cela contribue à ce que je me sente bien. Les huiles végétales et les huiles essentielles sont tellement bénéfiques. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées depuis des siècles…

Un mouvement salutaire

Au chapitre des soins de la peau, une petite révolution a cours en ce moment avec le mouvement pro-âge. Et je m’en réjouis! Ma vision cadre parfaitement avec ce courant. À 45 ans, j’ai envie d’accueillir avec sérénité et bienveillance les changements à venir au cours des prochaines années et qui ont déjà commencé à se manifester. Je ne veux pas lutter contre ces changements. C’est un travail quotidien d’acceptation et de lâcher-prise qui s’inscrit dans une quête globale et qui mène vers la réalisation de mon plein potentiel, vers une joie profonde, durable et véritable. C’est ce chemin que je désire emprunter, partager et encourager par-dessus tout. Après avoir cherché à plaire à tout le monde et à me conformer aux diktats de beauté et de perfection imposés, je ressens plus que jamais le besoin de m’en affranchir et de m’en remettre à mes propres idéaux.

Voilà ce que j’avais envie de vous dire. Prendre soin de mon corps et, par le fait même, de ma peau était devenu une nécessité. Voilà pourquoi Varech et Lichen est arrivé dans ma vie. Aujourd’hui, mes soins m’accompagnent, m’enveloppent, m’incitent à faire une pause pour signifier à mon corps qu’il est beau et unique et que, si je le dorlote, l’hydrate, le nettoie, le parfume, l’exfolie, le masse, c’est parce que je l’aime et que je veux en prendre soin, tout simplement. Avoir pour lui un respect infini, parce qu’il est mon seul véhicule ici-bas et que j’ai envie qu’il me porte loin et longtemps tout en sachant qu’il peut être fragile et vulnérable, mais surtout impermanent… D’où l’importance de prendre conscience qu’on ne vit pas uniquement pour les besoins du corps, mais que c’est à travers lui qu’on expérimente l’existence.

C’est ce que je comprends aujourd’hui. Il s’agit de la première étape de ma réflexion sur la question, mais je continuerai à l’approfondir. J’entrevois déjà d’autres ramifications se greffer à ma pensée pour l’amener un peu plus loin. La vie est si riche d’enseignements, elle ne cesse de m’émerveiller. Une chose est certaine, cette voie sur laquelle je me suis engagée me conduit vers une plus grande compréhension de qui je suis et me permet de soigner mes blessures, de me pardonner et d’éprouver une profonde gratitude.

Je souhaite à chacun d’entre vous d’honorer le temple dans lequel vous habitez et d’en prendre grand soin. Car soigner son corps, c’est prendre soin de la vie.

Viviane xx

P.-S. – J’ai choisi en couverture, cette photo de moi à 21 ans, parce que je la regarde aujourd’hui avec beaucoup de sollicitude. Je m’y trouve personnellement très jolie, en apparence, mais si vous saviez à quel point j’étais malheureuse et mal dans ma peau à cette époque. Je venais de terminer un traitement à base d’isotrétinoïne (Accutane) pour venir à bout de l’acné dont je souffrais depuis mes 18 ans. Je pensais avoir guéri le problème, mais la cause sous-jacente, elle, était loin d’être éradiquée. Je commence à peine, après toutes ces années, à me libérer des forces sombres et autodestructrices qui m’ont trop longtemps empêchée de laisser entrer la lumière. Enfin…