Histoire de savons !

    L’utilisation du savon remonte à une époque lointaine, il y a de cela environ 4,500 ans. Ce sont les sumériens qui en ont confectionné les premières formes. Leur base était constituée de graisse et de carbonate de potassium. Un peu plus tard, en Europe les gaulois ont utilisé de la potasse de cendre, du suif et du saindoux de sanglier.

  Dans l’Antiquité, du côté des Grecs, on utilisait aussi de la cendre qui contient du potassium mais aussi des huiles pour l’hygiène corporelle. Dans leur rituel, ils se frottaient avec de la pierre ponce pour ensuite enlever l’excédent d’huile à l’aide d’un petit outil courbé, le strigile. Pour le nettoyage des vêtements on avait recours à de la saponaire, plante de la famille de l’oeillet qui contient des saponines, substances aux propriétés moussantes et lavantes. Une fois le nettoyage terminé, les vêtements étaient suspendus pour le séchage. Ensuite ils étaient pliés et rangés dans des coffres avec des herbes, des citrons et des pommes pour qu’ils en absorbent le parfum mais aussi pour en éloigner les parasites.

  Pour ce bref survol, concernant l’hygiène de nos ancêtres, nous devons mentionner les fameux thermes romains où l’on retrouvait des bains publiques.  

Si vous vous rappelez les histoires d’Astérix et d’Obélix, vous connaissez sûrement l’adversité légendaire qui animait gaulois et romains. Alors vous ne serez pas surpris d’apprendre que les romains avaient le savon en aversion, car utilisé par les celtes (qui une fois installés en Gaule prirent le nom de Gaulois), qu’ils considéraient comme des ‘’barbares’’. Les romains faisaient plutôt mousser de l’huile d”olive qu’ils étalaient sur leur peau pour ensuite enlever le surplus en utilisant aussi un strigile, le même petit outil courbé utilisé par les grecs.. 

  À la Renaissance, à l’époque de Louis XIV l’eau circulait moins dans les villes selon ce que mentionne l’historien français Georges Vigarello. Mais aussi, les bains publiques soupconnés d’être de véritables déclencheurs d’épidémies feront place à une nouvelle façon d’assurer l’hygiène du corps, la toilette sèche ! On s’essuie avec un linge….sèche,  qui est parfois imbibé d’acide ( wow !) pour mieux libérer les pores de la peau. On complète le tout avec un peu de poudre et de parfums et le tour est joué ! Cette pratique sera d’usage de la Renaissance au XVII siècle.  

  Heureusement les choses évoluent…de telle sorte qu’en 1786 à Marseille, 49 savonneries produisent déja des tonnes de savons. Cette production connaîtra un ralentissement au début de la première guerre mondiale, conséquence de la rareté des matières premières, en particulier des corps gras qui servent à la confection savonnière. 

  De nos jours, idéalement, pour optimiser les bienfaits d’un savon de qualité, l’utilisation d’une eau non traitée chimiquement pour le bain ou la douche, est conseillé. Bien sûr cela n’est pas toujours possible. La plupart des municipalités n’ont d’autres choix que de traiter leur eau. Bien qu’elle soit suffisamment filtrée elle n’en contient pas moins du chlore. Par contre il existe des pommeaux de douche munis de filtres qui peuvent retenir certaines substances irritantes pour la peau. Il ne s’agit que de faire quelques recherches pour trouver des entreprises qui en fabriquent. 

 Produit incontournable d’hygiène quotidienne, le savon que nous utilisons a tout intérêt à bien nettoyer notre peau sans pour autant l’assécher. Mais aussi, ne pas être trop parfumé mais laisser planer sur notre corps une subtile fragrance des essences naturelles qu’il contient. C’est la raison pour laquelle tous nos savons sont confectionnés avec des huiles et des essences naturelles et ne contiennent aucune substances irritantes pour la peau. Si vous recherchez un produit de qualité pour votre hygiène quotidienne vous trouverez sûrement parmi les cinq savons que nous vous proposons celui qui saura le mieux s’adapter à votre type de peau. 

Nos savons en général

Tous nos savons sont fait à base d’huile d’olive, de coco, de tournesol et de chanvre pour la plupart. Les huiles de tournesol, de cameline et de chanvre utilisées sont issues de culture biologiques et proviennent du Québec. Tous nos savons contiennent des huiles essentielles en petites quantité. Ces ajouts ne sont pas le fruit du hasard mais viennent ajoutés des propriétés spécifiques à chaque savon. Si jamais vous désirez en connaître un peu plus sur les propriétés des huiles essentielles et autres matières premières contenues dans nos savons je vous invite à consulter le descriptif de chacun d’eux sur ce site en complétant avec vos propres recherches car l’élaboration de leur nombreuses propriétés ici est limitée faute d’espace. De plus, certaines huiles essentielles peuvent ne pas convenir pour certaines personnes malgré que la quantité incluse dans chacun de nos savons demeure minime.

Le savon cèdre et sapin

Ce savon doux est parfumé légèrement avec de l’huile essentielle de cèdre reconnu pour ses propriétés antiseptiques et régénératrices cellulaires. Ses odeurs naturelles de cèdre et de sapin nous donnent l’impression d’être au milieu de la forêt boréale et de ressentir ses odeurs après une pluie fraîche. 

Le savon menthe et varech

Les huiles essentielles utilisées pour ce savon proviennent de la menthe poivrée, rafraîchissante à cause de son menthol aux propriétés anti-inflammatoires et de la litsée citronnée, aussi appelée verveine exotique. Cette essence dispose aussi de propriétés anti-inflammatoires et antifongiques. Le varech, produit de la mer, une algue riche en minéraux, a été ajouté proférant à ce savon un subtil parfum de mer qui s’ajoute à celui de la menthe poivrée.

Le savon goudron de pin

Le savon au goudron de pin a une odeur assez surprenante rappelant celui d’un feu de bois. À sa base d’huile d’olive et de coco nous avons ajouté celle de ricin ( propriétés hydratantes) et de margousier (tonifiante). Les huiles essentielles qui sont mises à contribution sont l’arbre à thé pour ses propriétés antiseptiques, le palmarosa (anti-infectueux) et le thym saturéoîde (antibactérien). Je l’appelle mon ‘’savon feu de camps’’ à cause de son odeur.

Le savon genièvre et fenouil

Les huiles essentielles qui entrent dans sa constitution son celles de genièvre (dépurative, apaisante), de fenouil (anti-cellulite) et de coriandre (tonique). Le parfum anisé du fenouil domine ici, bien que les odorats développés pourront y détecter les notes subtiles de genièvre et de coriandre qui s’en dégagent.

Le savon à l’épinette

L’huile essentielles d’épinette noire, tonique et purifiante, confère à ce savon sa personnalité forte de type ‘’coureur des bois’’. Une senteur vraiment agréable pour tous ceux et celles qui apprécient se retrouver en pleine nature. 

Le terroir dans la peau

J’ai découvert les huiles essentielles et l’aromathérapie au début des années 90, alors que je travaillais dans une petite boutique d’huiles essentielles sur la rue Saint-Denis, à Montréal. À cette époque, je les utilisais surtout en diffusion pour le bien-être qu’elles procuraient ou à des fins thérapeutiques pour des soins spécifiques. Les huiles essentielles m’ont toujours accompagnée, mais ce n’est que plusieurs années plus tard qu’elles se sont révélées à moi d’une tout autre façon.
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La parfumerie naturelle

atelier conception produits corporels naturels

Si ce n’était de la parfumerie naturelle, je ne fabriquerais certainement pas de parfums étant donné mon intolérance aux molécules de synthèse. J’ai toujours été incapable de porter du parfum, mais j’ai tout de même constamment cherché LE parfum que je pourrais supporter plus de 10 minutes. J’en ai essayé beaucoup, sans succès.

D’ailleurs, méfiez-vous du mot « naturel » quand vous achetez un parfum dans les grandes surfaces ou en pharmacie. J’ai fait le test plusieurs fois et je peux vous assurer qu’aucun d’eux ne peut prétendre être 100 % naturel et exempt de molécules de synthèse… aucun!

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La flore du Québec

chardons des champs québec fleurs sauvages

La flore du Québec m’inspire. Sur la Rive-Sud de Montréal, où j’habite, j’aime marcher sur le bord du fleuve Saint-Laurent pour la contempler, au gré des saisons, d’un pas lent, munie de mon appareil photo dans l’espoir de saisir un moment, un instant de poésie en chemin…

J’aime les petites choses, celles qui échappent au marcheur trop pressé. Il s’agit souvent de minuscules insectes et autres fascinations. Mais de tous les sujets, ce sont les fleurs sauvages et indigènes que je préfère. Celles qu’on appelle, à tort, mauvaises herbes!

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